FAQ, Foire aux questions


  • Depuis quand le MLQ existe-t-il  ?
    Sous son appellation et sa forme actuelles, le Mouvement laïque québécois existe depuis 1981.
  • Quelles valeurs défendez-vous ?
    L’action du MLQ est fondée sur la défense de la laïcité et de la liberté de conscience, notamment dans le domaine scolaire, soit :

    1. la séparation de l’État et des Églises ;
    2. la primauté des lois civiles sur les lois religieuses ;
    3. la neutralité de l’État en matière religieuse ;
    4. l’humanisme laïque.
  • Quels sont vos objectifs ?
    Les buts du MLQ sont :

    • défendre et promouvoir la liberté de conscience reconnue par les chartes canadienne et québécoise ;
    • revendiquer des mesures allant dans ls sens de la laïcité, de la séparation de l’État et des Églises ;
    • diffuser, de façon démocratique et non dogmatique, par diverses activités d’éducation et de communication, les valeurs de l’humanisme laïque qui sous-tendent les droits et libertés fondamentaux de la personne ;
    • regrouper les personnes qui partagent les idéaux humanistes laïques et soutenir leurs actions.
  • Le MLQ est-il une association humaniste ?
    Oui. Le MLQ, lors de son assemblée générale annuelle en décembre 2002, a adopté une orientation humaniste. Il s’agissait de rendre plus explicite ce qui était déjà implicite dans la démarche du mouvement, étant donné que la laïcité prônée par le MLQ s’est toujours inscrite dans un cadre humaniste, dans lequel les valeurs humaines prévalent sur toute autre.
  • Le MLQ adhère-t-il à une idéologie politique particulière ?
    Notre fondement politique est celui du républicanisme laïque basé sur le respect des droits fondamentaux. Nous sommes donc contre la monarchie constitutionnelle du Canada. Dans le cadre des revendications souverainistes du Québec, notre position est de réclamer, advenant l’indépendance, que l’État québécois se déclare laïque et adopte le modèle politique républicain avec élection d’un président. Notre position pro-humaniste nous amène à condamner les régimes non démocratiques et les idéologies racistes, xénophobes ou fascistes.
  • Le MLQ est-il un mouvement athée ?
    Le MLQ ne professe pas l’athéisme. Tous les citoyens, quelle que soit leur position sur la croyance religieuse peuvent en faire partie. Dans ses analyses, ses prises de position et ses actions, le MLQ défend toutefois la position de l’humanisme naturaliste et laïque. Cela signifie qu’il ne se réfère à aucun principe religieux ou métaphysique pour fonder son action. Les valeurs humanistes qu’il défend — égalité de tous, liberté de conscience, protection des autres droits fondamentaux — le sont parce que ce sont des gages d’une société plus démocratique et d’un mieux être de l’espèce humaine et non pour répondre à une exhortation divine, à une vision spiritualiste de la personne, ou à mieux être dans l’au-delà.
  • Quelle est votre position sur l’enseignement du fait religieux dans les écoles publiques ?
    L’enseignement confessionnel religieux n’a pas sa place dans les écoles publiques. Les religions font partie de la diversité humaine et doivent être présentées dans leurs contextes — et dans leur pluralité — historiques et culturels. L’enseignement des religions doit donc être limité aux cours d’histoire et de philosophie.
  • Êtes-vous pour ou contre le port du voile islamique dans les écoles ?
    Le MLQ considère le voile islamiste comme un symbole de l’intégrisme musulman. Bien que certaines femmes le portent sans consciemment adhérer aux positions islamistes, on ne peut ignorer que ce symbole a été imposé par les intégristes. À ce titre, il est le contraire même de tout ce que nous privilégions, notamment la liberté de conscience, la laïcité de l’État, les valeurs républicaines. Toutefois, notre position sur le port de ce symbole à l’école en est une de tolérance et d’éducation. Nous croyons que ce sont les institutions publiques qui doivent être laïques et non les individus qui les fréquentent. Mais notre tolérance n’est pas passive : nous croyons que l’école et les autres forces démocratiques (groupes populaires, syndicats, partis politiques, associations professionnelles, groupes de défenses des droits, etc.) doivent faire la promotion active des valeurs démocratiques et signifier clairement que le port de symboles contraires à ces valeurs est condamné par la société civile. Autrement dit, dissuader par l’éducation plutôt qu’interdire.
    En ce qui concerne les enseignantes, le MLQ considère qu’elles ne devraient pas être autorisées à porter le voile islamique ou tout autre symbole de ce genre parce qu’elles ont un rôle de représentantes de l’institution publique qui devrait être laïque.
  • Êtes-vous pour ou contre le port du kirpan dans les écoles publiques ?
    Bien que le MLQ consente en principe au port de signes religieux à l’école, il s’oppose au port du kirpan sikh. Car celui-ci est un poignard et toute arme blanche introduite à l’école comporte un risque inacceptable pour la sécurité des élèves.
    La plupart des sikhs portent un kirpan symbolique (médaille ou reproduction miniature), ce qui ne pose pas problème. Ce sont les fondamentalistes qui tiennent au port du véritable poignard.
  • Que pensez-vous de la pratique de l’érouv par les juifs hassidim ?
    Nous nous opposons à cette pratique des hassidim de s’approprier un espace public à des fins religieuses. Pour s’exempter de l’interdiction de transporter certains objets dans leurs mains le jour du sabbat à l’intérieur d’un certain territoire public, ils tendent au-dessus des rues des cordes qui en fixent les limites religieuses de façon permanente. Une telle appropriation du domaine public contrevient à la liberté de conscience des non-hassidim, résidents et visiteurs de ce territoire.
  • Quelle est votre opinion sur la célébration du mariage ?
    Le MLQ préconise une nette séparation entre la célébration civile du mariage civil et la célébration religieuse du mariage religieux. Le mariage civil devrait être confié exclusivement à des officiers civils, mandatés par l’État pour le représenter. Le mariage religieux, pour ceux et celles qui le désirent, demeurerait une affaire privée, célébrée par des représentants de l’autorité religieuse concernée, et n’aurait aucune conséquence légale. Le mariage civil devrait être ouvert aux personnes, de sexe différent ou non, qui désirent officialiser leur union devant l’État. Les autorités religieuses continueraient évidemment de célébrer le mariage religieux selon leurs convictions. La date, l’heure et le lieu du mariage civil devraient bénéficier de la même latitude que celle accordée présentement aux mariages religieux.
  • Pourquoi êtes-vous opposés à la prière au conseil municipal ?
    Dans le contexte d’une réunion civile, cette pratique de certains conseils municipaux ne respecte pas la liberté de conscience des citoyens non-croyants. Une prière religieuse, d’origine catholique ou autre, brime le droit à l’inclusion des autres croyants, ainsi que des non-croyants. Seules les affaires administratives prévues à l’ordre du jour devraient faire partie d’une assemblée d’un conseil municipal.
  • Quelle est votre position en ce qui concerne les facultés de théologie dans les universités publiques ?
    La théologie relève d’une confession particulière, qui souvent au Québec nomme les doyens de ces facultés. Elle n’a donc aucune place légitime dans une institution subventionnée par des contribuables de toutes confessions ou sans religion.
  • Êtes-vous antireligieux ?
    Non. À notre avis, le respect de la liberté de conscience, y compris la liberté de religion, exige que les croyances religieuses demeurent une affaire de la vie privée.
  • Comment devenir membre ?
    Il suffit de remplir le formulaire d’adhésion et de l’envoyer avec sa cotisation en suivant les instructions à la page Adhésion au MLQ.
  • Quand et où sont tenues vos assemblées ?
    Il y a une assemblée générale annuelle à Montréal, normalement vers la fin de l’année. Des assemblées spéciales, des conférences publiques ainsi que d’autres événements peuvent aussi avoir lieu durant l’année. Tous ces événements sont annoncés dans la revue humaniste du MLQ, envoyée aux membres et aux abonnés plusieurs fois par année.
  • Le MLQ est-il membre de regroupements particuliers ?
    Le MLQ est membre de l’International Humanist and Ethical Union.
    Il par ailleurs participé activement à la mise sur pied de diverses coalitions pour la laïcité scolaire, dont l’actuelle Coalition pour la déconfessionnalisation du système scolaire.
    Le MLQ a en outre adhéré à la Coalition pour le droit à l’avortement dans les années 80 et, plus récemment, au collectif Échec à la guerre.
    Le MLQ entretient des relations privilégiées avec les Sceptiques du Québec, la Humanist Association of Canada et la Fédération Nationale de la Libre Pensée (France).

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