Communiqué de presse, 3 décembre 2006

Prix Condorcet 2006

Aujourd’hui, 3 décembre 2006, 25 ans après sa fondation, le Mouvement laïque québécois est fier de remettre le Prix Condorcet à Monsieur Daniel Baril, premier président élu et membre fondateur du MLQ, journaliste, anthropologue et écrivain.

La remise du Prix Condorcet est une tradition qui dure depuis 13 ans et qui a pour but de souligner l’implication d’une « personnalité qui s’est particulièrement illustrée dans la défense des libertés de conscience et de croyance ainsi que dans la promotion de la laïcité. C’est une occasion annuelle de rendre hommage au marquis de Condorcet, le dernier grand philosophe du Siècle des Lumières. »

« Daniel Baril, est un fervent défenseur des droits et libertés et, bien entendu, d’une laïcité complète au niveau institutionnel », rappel Monsieur Henri Laberge dans son discours. « Le Mouvement laïque québécois, sans négliger le front prioritaire de l’éducation, a mené aussi d’autres luttes nécessaires pour assurer la liberté de croyance de tous les citoyens et promouvoir leur égalité. »

« Beaucoup de chemin a été accompli depuis 25 ans, a souligné Daniel Baril. On n’a qu’à songer à l’amendement de l’article 93 pour permettre l’établissement de commissions scolaires confessionnelles, ce que presque tout le monde pensait impossible à l’époque. Aujourd’hui, les réactions de la population devant les dérives des “ accommodements raisonnables ” montrent par ailleurs que les citoyens sont maintenant bien conscients de l’importance et de la nécessité et de la laïcité. La montée des intégrismes religieux rend l’existence du Mouvement laïque québécois tout aussi nécessaire qu’il y a trente ans. »

Lors de la remise du Prix Condorcet, le MLQ a rendu public les montants dépensés par Ville de Laval en rapport avec le jugement interdisant la récitation de la prière. Rappelons que le 22 septembre dernier, le tribunal de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a donné raison au MLQ dans sa lutte pour faire cesser les prières dans les endroits publics, au nom de la laïcité et de la liberté de conscience. Le montant dépensé par Ville de Laval pour contester la décision de la CDPDJ se chiffre à 241 000 $. « Ce montant versé pour maintenir une pratique discriminatoire, étant contraire aux libertés fondamentales, constitue une dilapidation injustifiable des fonds publics », a déclaré Henri Laberge.

Une multiplication de recours judiciaires contre des municipalités pour faire cesser cette pratique ne serait pas à l’avantage d’une saine administration des fonds publics, a fait valoir M. Laberge. Le MLQ a donc demandé à la Ministre des affaires municipales et des régions, Madame Nathalie Normandeau de faire cesser les récitations de la prière dans les 300 municipalités du Québec qui perpétuent cette pratique discriminatoire.

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Mouvement laïque québécois (MLQ)
Montréal
3 décembre 2006

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