Beaucoup de Québécois ont vanté les mérites de la révolution tranquille. Elle a certes contribué à l'avènement d'un Québec mieux adapté à son environnement extérieur. il faut cependant dire qu'elle est loin d'avoir comblé des espérances suscitées dès lors.
La révolution tranquille a carrément raté le virage de la laïcisation. Il faut faire partie d'une minorité religieuse, ce qui est mon cas, pour s'apercevoir de l'urgente nécessité d'une réelle laïcisation de la société québésoise.
Cette laïcisation pourrait ainsi amener un meilleur équilibre entre les confessions religieuses en favorisant par son neutralisme l'expression des différences religieuses, tout en évitant qu'une de ces confessions domine sur les autres, ce qui est malheureusement le cas chez les francophones.
Les tenants de la confessionnalité à l'école ont voulu faire croire à la population qu'une société laïque est une société sans religion. Aucunement! En considérant toutes les religions égales entre elles, la société laïque permet plutôt l'expression réelle de toutes les confessions religieuses, en évitant ainsi de donner des privilèges qui pourraient amener la domination d'une confession sur les autres.
À cause de l'omniprésence de la mentalité religieuse catholique romaine dans les moeurs québécoises, les médias sont aux prises avec le syndrome de la Tour de Pise. Par exemple, jamais Le Devoir n'a invité un théologien protestant à écrire l'éditorial à la veille des grandes fètes chrétiennes comme Noël ou Pâques(...).
Michel Gaudette, Trois-Rivières
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