2001 : Pierre Bourgault

Le 25 novembre 2001, Daniel Baril, président du Mouvement laïque québécois,
remet à Pierre Bourgault le prix Condorcet 2001.
Allocution de Pierre Bourgault
Mes chers amis,
Je vous dis d’emblée que je suis fort heureux de recevoir le prix Condorcet. Non pas que j’ai été un grand militant de la laïcité. Sans doute que plusieurs parmi vous ont fait plus que moi en ce domaine, mais j’ai eu l’avantage d’avoir quelques tribunes précieuses qui m’ont permis de répandre le message. Je souligne simplement la tribune que j’ai aujourd’hui au Journal de Montréal. On sait que le genre de message que vous véhiculez a souvent de la difficulté à joindre les esprits partout où ils sont, et plus souvent qu’autrement ce message ne rejoint que quelques élites. Or la tribune du Journal de Montréal est la plus importante tribune, un million mille cinq cents lecteurs par jour, et ce journal va partout, partout, partout au Québec. Si j’ai eu peut-être une certaine influence c’est grâce à cette tribune extraordinaire et à d’autres que j’ai occupées auparavant.
Je suis aussi heureux de recevoir le prix Condorcet parce que même si je n’ai pas fait de la laïcité le principal moteur de mon action, il n’en reste pas moins que je me suis toujours préoccupé de ce combat et que j’y ai participé quand j’ai cru qu’il le fallait. Il y a une autre raison pour laquelle je suis heureux de recevoir ce prix, c’est parce que c’est la première fois de ma vie que je reçois un prix pour autre chose que la qualité de ma langue.
Condorcet, l’école laïque et les droits des femmes
Il faudrait peut-être expliquer un peu aux Québécois et davantage qu’on ne l’a fait jusqu’à maintenant qui est Condorcet, parce que pour la très grande majorité des Québécois c’est un inconnu. On pourrait le faire très succinctement, très rapidement en se rappelant simplement que cet homme qui fût un grand savant et un grand philosophe, a fait des droits de l’homme et de la laïcité son principal combat. Il a annoncé la révolution française et, comme beaucoup de révolutionnaires, c’est la révolution qui l’a dévoré en le condamnant à mort. Son rapport sur l’instruction publique en avril quatre-vingt douze à l’assemblée législative est resté célèbre. Parce qu’il défend le projet d’une école laïque, gratuite mais non obligatoire. Pour lui, l’instruction publique est le seul gage d’une démocratie éclairée et considère que chaque citoyen doit être en mesure d’exercer en connaissance de cause sa souveraineté. Il s’est battu pour les droits de l’homme, mais aussi ardemment pour les droits des femmes et des noirs. Au XVIIIe siècle, ce n’était pas très populaire. Il a écrit sur l’admission des femmes au droit de cité. On croirait entendre Françoise Arnoux, en dix-sept cent quatre-vingt dix !
« Rien ne peut empêcher qu’elle,(l’instruction) ne soit la même pour les femmes et pour les hommes. En effet toute instruction se bornant à exposer les vérités, à en développer les preuves, on ne voit pas comment la différence des sexes en exigerait une dans le choix de ses vérités ou dans la manière de les trouver. Il est nécessaire que les femmes partagent l’instruction donnée aux hommes pour qu’elles puissent surveiller celle de leurs enfants parce que le défaut d’instruction des femmes introduirait dans les familles une inégalité contraire à leur bonheur, parce que c’est un moyen de faire conserver aux hommes les connaissances qu’ils ont acquises dans leur jeunesse, parce que les femmes ont le même droit que les hommes à l’instruction publique. L’instruction doit être donnée en commun et les femmes ne doivent pas être exclues de l’enseignement. Elle est utile aux moeurs, loin de leur être dangereuse. Il faut encore si bien se garder de séparer les hommes et les femmes, de préparer à celles-ci une instruction plus bornée et d’abuser du nom de la nature pour consacrer les préjugés de l’ignorance et de la tyrannie des forces. »
Il faut bien dire qu’à la fin du XVIIIe siècle, ce n’était pas des paroles courantes. Il les a payées de sa vie.
La situation d’aujourd’hui
Aujourd’hui où en sommes-nous ? Nous en sommes à constater d’abord que pour qu’une démocratie soit vivante et vivable, la nécessité de la séparation de l’Église et de l’État est primordial. Or nous sommes loin d’y être arrivés partout dans le monde. Ici, nous y sommes presque et dans plusieurs pays occidentaux l’affaire est entendue. Pour combien de temps ? On ne le sait pas, les fanatismes sont toujours en dormance quelque part et c’est un bien qu’il nous faut défendre farouchement. Nous avons aussi fait des progrès dans notre petite société québécoise, mais nous avons trop tendance à croire que nous avons toujours été dans cette situation.
L’actualité
Aujourd’hui que c’est l’Islam qui fait la première page, nous portons des jugements péremptoires sur les pratiques des musulmans et nous jouons les purs. Il y a cinquante ans nous vivions au Québec un intégrisme intégral, et le catholicisme était religion d’État. J’ai fait des études au collège Brébeuf, un des plus libres du Québec. Huit messes par semaine, les vêpres, les complies, les fêtes saintes, les retraites, la confession, les sacrements, les prières, le catéchisme, la vie des saints, les martyrs, les missionnaires, les curés, la censure, les juvénats, les fabriques à curés - qui ressemblent terriblement à ce qu’on appelle les écoles coraniques aujourd’hui -, les sermons, les scapulaires, les images pieuses, les missels, les chapelets, les fêtes de Noël, de Pâques, de l’Ascension, de l’Assomption, enfin tout ce que vous pouvez imaginer ou ce que plusieurs d’entre vous ont connu, les enfants de Marie, les croisés… et les femmes voilées, les soeurs grises, les soeurs du Saint-Nom de Marie, les soeurs à cornettes comme les soeurs à tout ce que vous voudrez, l’intégrisme était chez nous. Que de temps perdu, pendant lequel nous aurions pu apprendre autre chose que la croyance en un dieu, ennemi de tous les autres dieux, forcément.
L’importance de l’école laïque
D’où l’on voit que c’est par l’école que l’endoctrinement apparaît et que l’intégrisme s’installe. Nous parlons des croisés aujourd’hui alors même que l’on voulait faire de nous des croisés. On dira que c’était moins violent que les croisés de l’Islam d’aujourd’hui. Il aurait fallu bien peu de choses pour que cela le devienne, n’avons-nous pas enrôlé des zouaves pour la défense du Pape. Et si le catholicisme avait été attaqué brutalement il y a cinquante ans, on peut imaginer ce que nous aurions fait, nous les petits croisés du collège et de l’école. On attaque les islamistes en disant comment se fait-il que ces gens soient prêts à mourir, à se suicider pour atteindre leur but ? J’ai passé une grande partie de ma vie dans la vie des saints et des martyrs, et les martyrs aimaient mourir pour leur foi et pour leur dieu. Les saints martyrs canadiens sont allés au ciel, direct ! Ils n’y ont, sans doute, pas trouvé les soixante-dix vierges qu’on promet aux musulmans, allez savoir pourquoi !
Les religions, leur rôle
Tout cela pour essayer de comprendre que les grandes religions monothéistes sont à la source de bien des maux. C’est pour une raison très simple, c’est qu’elles enseignent qu’il n’y a qu’un seul dieu. S’il n’y en a qu’un, les autres n’existent pas ou alors il faut les combattre et les anéantir. Et c’est ce qui se passe depuis des centaines d’années. D’autre part, deux de ces grandes religions, la musulmane et la chrétienne, ont dans leur doctrine même la nécessité de se répandre par le prosélytisme et le missionnariat. Elles ont accompagné les grands conquérants et les grands colonisateurs. Elles ont forcé des populations entières à se convertir à leur seul dieu et encore aujourd’hui, on le voit, les grands monothéismes s’affrontent.
Une autre grande religion monothéiste a échappé à cette tendance , c’est la religion juive, qui n’a jamais été prosélyte, et sans doute pour une raison très simple, c’est que les juifs étant le peuple élu, il ne pouvait y en avoir d’autres. C’est une religion qui partant s’est plutôt refermée sur elle-même. Les juifs ne cherchent pas à convertir, ils cherchent à rester ce qu’ils sont. Voilà ce qui explique sans doute pourquoi il y a plus d’un milliard de chrétiens dans le monde, plus d’un milliard de musulmans dans le monde et seulement treize millions et demi de juifs. Ce qu’il faut reconnaître encore dans les religions monothéistes qui me semble peut-être la chose la plus grave, c’est le sort qu’elles font aux femmes depuis toujours et qu’elles continuent de faire aujourd’hui. S’il est une chose qu’on peut reprocher aux religions, c’est bien celle-là: la négation, par tous les moyens de la moitié de l’humanité.
Du rôle de l’État
Et encore aujourd’hui quand on fait la bataille pour un État laïque, pour une école laïque, il faut toujours garder à l’esprit que seul cet État, seule cette école peut garantir contre les religions la liberté des femmes. Et c’est pourquoi Condorcet est si important. parce qu’il a été sinon le premier, du moins un des premiers à relier laïcité et liberté des femmes. Et ce combat pour la liberté des femmes, il est évident qu’il doit être mené par tous et non pas simplement par les femmes. Parce que les choses semblent aller relativement bien aujourd’hui, mais tout cela pourrait se revirer rapidement.
Le progrès menacé
Nos églises sont vides, mais de plus en plus de mosquées se remplissent. Il reste plein d’écoles religieuses au Québec, des catholiques, des juives, des musulmanes. Elles sont là et certaines vagues d’immigrants ramènent souvent la religion par la porte d’en arrière (avec elles ?). Nous avons mis deux cents ans à nous construire une société laïque, à nous donner des écoles laïques, il serait quand même ironique de voir que la religion nous revient par la porte d’en arrière. Il faut dans ce cas-là être extrêmement vigilant. Une situation tranquille aujourd’hui pourrait vite devenir dangereuse. Il faut que l’État soit vigilant, il faut que l’État, qui nous représente tous, refuse de laisser la société et l’école redevenir ce qu’elles étaient, il n’y a pas si longtemps. Il faut donc dénoncer certains gestes comme celui de M. Landry après les événements du 11 septembre. Alors que M. Chrétien et son gouvernement ont tenu à Ottawa une célébration laïque, M. Landry est allé à l’église entouré des représentants de toutes ces religions, qui en sortant de l’église commencent à se battre entre elles. On ne doit pas cautionner ce genre de comportement. L’État ne doit pas et sous aucune considération s’afficher en public comme un État religieux, de quelque religion qu’on puisse parler. Parce que cela envoie de bien mauvais messages à la population. Si les curés veulent se réunir entre eux, grand bien leur fasse, mais nous n’avons pas à aller les applaudir quand c’est toute la société qui est en deuil.
Objectifs
Il me semble que dans les années à venir un des objectifs auquel nous devrions tendre c’est celui de la réflexion sur une morale laïque, et du re fondement chez nous d’une morale laïque, morale laïque qui existe en Europe, mais qui existe bien peu ici. On nous a tellement appris que la vie ne pouvait avoir de sens que religieux que nous avons beaucoup de mal à imaginer qu’elle puisse en avoir sans la religion. Nous devons pouvoir définir en dehors des religions les notions de bien et de mal, ce que nous peinons à faire parce que nous sommes dans une sorte de relativisme et aussi parce que nous avons été écrasés sous les notions de bien et de mal religieux, alors nous faisons semblant que tout cela c’est du pareil au même et que finalement le bien, ça ne vaut pas vraiment mieux que le mal.
Une fois qu’on aura bien défini le bien et le mal dans une morale laïque, nous comprendrons facilement que ce qui suit cette morale, c’est le bien commun. Le bien commun repose essentiellement sur la liberté des esprits et des consciences. Il interdit les ghettos religieux, comme il interdit les ghettos ethniques. Il n’y a pas de libertés individuelles sans libertés collectives. Il peut être intolérable pour un athée ou un agnostique de vivre dans une société intégriste de quelque religion que ce soit. On ne peut vivre toute sa liberté individuelle que dans une société qui les permet toutes et qui n’en impose aucune. Nous avons encore beaucoup de travail à faire dans ce sens-là. Comme on l’a cité tantôt, c’est vrai que j’ai dit nous avons réussi à faire une des plus grandes révolution religieuse de tous les temps, sans pendre un seul curé. C’est dire notre tolérance, c’est dire notre ouverture, c’est dire aussi notre générosité. Ce sont des qualités que nous devons défendre et refuser de perdre aux mains de ceux qui voudraient nous en imposer d’autres.
La société laïque
Finalement si nous voulons arrimer et conserver cette société laïque que nous souhaitons, il faut jour après jour et sans relâche défendre sur tous les fronts l’école laïque. Tous les religieux l’ont bien compris, qu’ils n’iraient nulle part s’ils ne s’emparaient de l’esprit des enfants ouvertement. Et c’est pourquoi ils y tiennent tant. Il est plus difficile de répandre la superstition chez les adultes, mais quand on les prend au baptême et qu’on les mène jusqu’à leur mort, en leur distillant le poison, on sait comme il est difficile de s’en sortir. L’école est l’instrument absolu des intégristes de toutes sortes, c’est pourquoi le combat pour l’école laïque vient au départ de tous les autres combats qui en sont l’aboutissement. Voilà ce que j’avais à vous dire. Je continuerai bien sûr à me battre dans ce sens là, pour combien de temps encore, je n’en sais rien, il faut espérer que tous ceux qui ont moins de cent ans prennent la relève.
Transcription de Joseph Aussedat
Intertitres de Eugène A.L.H. Mouvet
Présentation par Daniel Baril
« On connaît Bourgault le souverainiste, le polémiste, le pamphlétaire, le communicateur, le professeur aussi. Tout cela coiffe un homme: le penseur libre. » Franco Nuovo (préface des Écrits polémiques 3: La colère).
C’est ce penseur libre, qui est aussi libre penseur, que le Mouvement laïque québécois veut honorer aujourd’hui en lui décernant le prix Condorcet 2001. Ce prix est remis à chaque année, depuis 1993, à une personnalité ou à un organisme qui s’est démarqué dans la défense de la liberté de conscience et de la laïcité au Québec.
Pierre Bourgault, à n’en pas douter, est de ceux-là. Aussi loin que l’on puisse remonter dans ses écrits et ses discours, on constate qu’il a toujours été un militant laïque et un libre penseur convaincu. La première fois que j’ai entendu un de ses discours, c’était au début des années 70 et il soulignait justement le caractère laïque de la Révolution tranquille, révolution que nous avions faite, disait-il, « sans pendre un seul curé ! ». Non pas que les curés, dans l’esprit du conférencier, défendaient des positions progressistes, mais que le Québec avait su s’affranchir de leur tutelle comme un peuple mature et de façon civilisée.
La laïcisation de la Révolution tranquille n’a par contre pas atteint toutes les institutions sociales, l’école publique étant demeurée confessionnelle. Sur cette question, Pierre Bourgault a n’a jamais désarmé; il a toujours été un ardent défenseur de l’école laïque, brassant sans cesse l’inertie des milieux politiques et cléricaux qui bloquaient les réformes scolaires et empêchaient la société d’avancer.
Dans un texte paru dans Le Devoir dans les années 90, Pierre Bourgault fustige l’hypocrisie d’un Claude Ryan qui, d’une part, s’attaquait à la clause dérogatoire de la loi 101 et, d’autre part, s’en servait pour protéger l’école confessionnelle; avec le même franc parler, il dénonçait « l’hypocrisie de la hiérarchie catholique qui fait semblant de lâcher du lest en se prononçant pour la déconfessionnalisation des commissions scolaires mais qui érige des barricades autour des écoles confessionnelles ».
« Et tous les autres catholiques silencieux, écrivait Bourgault, sont-ils des intégristes ? Si c’est l’école confessionnelle qu’ils défendent, qu’ils le disent. Nous les combattrons. » Et Pierre Bourgault les a combattus à plusieurs autres occasions en dénonçant l’opportunisme des silencieux qui faisaient « le jeu des intégristes ».
Pierre Bourgault le souverainiste n’a pas hésité non plus à ramener à l’ordre le Premier ministre Jacques Parizeau qui s’apprêtait à faire du libre choix entre l’école confessionnelle et l’école laïque sa politique scolaire. La voie qu’il lui proposait était plus difficile mais plus juste: réclamer plutôt l’abrogation de l’article 93 de l’AANB pour rétablir l’égalité des droits en éducation.
Le journaliste-analyste a également combattu l’idée d’une école multiconfessionnelle comme étant une voie menant à la ghettoïsation. « On ne pourra pas interdire le hidjab à l’école, écrivait-il, tant que les crucifix et les images saintes y tiendront la place qu’ils occupent. On ne me fera pas croire que le maintien d’écoles catholiques, protestantes, musulmanes, juives, hindoues, orthodoxes ou scientologiques est propre à l’intégration des enfants dans une société pluraliste et tolérante. On ne me fera pas croire que les ghettos encouragent le dialogue. »
Les positions et les valeurs démocratiques qu’a défendues Pierre Bourgault sur les questions scolaires et sociales ont toujours été celles qui ont guidé le Mouvement laïque québécois.
Dans le domaine de l’actualité plus récente marquée par les attentats islamistes et la guerre en Afghanistan, Bourgault le libre penseur a été l’un des rares commentateurs à oser faire ressortir la bêtise dans les propos des dirigeants politiques et des islamistes qui, chacun de leur côté, s’en sont remis à Dieu pour justifier leur guerre sainte respective.
« Dieu vient de déclarer la guerre à Dieu » écrivait-il cinq jours après les attentats. Pendant que les Jean Chrétien et George Bush appelaient les citoyens à la prière, Pierre Bourgault rappelait que « si Dieu existe, il ne peut être que du côté de toutes les armés ou d’aucune d’entre elles. Je ne crois pas en Dieu, concluait-il. Mais à ceux qui y croient, je dis n’en faites pas un soldat. Je ne suis pas certain qu’il vous le pardonnerait. »
Pour terminer, soulignons que Pierre Bourgault est aussi l’auteur d’un petit recueil de maximes délicieusement irrévérencieuses dont voici, un extrait qui vous donne le ton: « La foi transporte les montagnes. C’est vrai. La raison les laisse là où elles sont. C’est mieux. »
Pierre Bourgault a laissé les montagnes là où elles sont. Il s’en est plutôt pris à l’hypocrisie, à la lâcheté, aux fourberies, aux injustices, à la bêtise, qu’il a réussi bien souvent à déplacer grâce à son parti pris humaniste.
Il y a trop peu de penseurs libres comme Pierre Bourgault au sein des médias englués dans la pensée unique et la rectitude politico-religieuse. Le Mouvement laïque québécois se devait donc de souligner le courage, la justesse d’analyse et la profondeur des convictions de l’un de nos plus ardents défenseurs de la laïcité. C’est donc avec un immense plaisir que nous lui décernons le prix Condorcet 2001.
Voir aussi Pierre Bourgault, Biographie en résumé de L’Encyclopédie de L’Agora.
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